Les assises du funéraire 2016

Mieux accompagner le deuil : un enjeu majeur de la société française

3 octobre 2016 au Palais du Luxembourg

Pourquoi ces Assises ?

Chaque année, en France, 600 000 familles, soit deux à trois millions de personnes, sont affectées par le décès d’un proche. A ces chiffres, il faut ajouter ceux des années passées. Un constat s’impose : le nombre des endeuillés est considérable. Chacun a été, est ou sera confronté à cette épreuve dont les répercussions sont bien plus diverses et durables qu’on le croit.

Notre société cherche à occulter le deuil. Elle en minimise les conséquences, souvent réduites à leurs aspects psychologiques, et les cantonne à la sphère privée. Elle laisse les endeuillés sans réelle préparation ni accompagnement durable. Et c’est auprès des professionnels du funéraire, premiers recours, que les familles trouvent un soutien nécessaire et dûment apprécié. Mais, au-delà du temps des obsèques, cette prise en charge doit être poursuivie. Nous devons envisager le temps du deuil dans sa durée et sa diversité.

La CSNAF, partie prenante d’une filière responsable, est à l’initiative de ces Assises du funéraire qui visent à apporter un regard nouveau et pluridisciplinaire sur le deuil, sur ceux qui le vivent et sur ceux qui accompagnent ce processus-clé de toute existence humaine. Elle s’est assurée pour ce faire les compétences scientifiques du sociologue Tanguy Châtel et du philosophe Damien Le Guay.

 

Etat des lieux

Consciente de la multiplicité des enjeux humains, physiques, psychiques, familiaux, sociaux, sanitaires, professionnels, économiques etc. du deuil, la CSNAF a chargé le CREDOC de réaliser une étude ambitieuse qui permettra de connaître avec précision les situations des endeuillés et leur vécu. Jamais une enquête de cette ampleur portant sur 3 000 personnes n’avait été entreprise. Elle vise à répondre à un très large éventail de questions portant sur le vécu du deuil et ses multiples facteurs déterminants, sur ses conséquences dans tous les compartiments de la vie, sur les aides possibles : à côté de la famille et des proches, quel rôle pour d’autres acteurs comme pouvoirs publics, professionnels, associations, etc. ?

 

Pourquoi venir aux Assises ?

Les participants aux Assises auront la primeur des résultats de cette enquête inédite qui seront commentés et discutés avec les meilleurs experts des différents domaines concernés : psychologie, politique, sociologie, philosophie, management, économie de la santé, pompes funèbres...

Toute personne concernée par ce sujet dans le cadre de son activité professionnelle trouvera dans ces Assises du funéraire des éléments pour mieux appréhender la réalité complexe du deuil et ses implications en termes sociaux, sanitaires, professionnels, politiques… ainsi que des idées et des pistes de réflexion pour préparer l’avenir.

Programme

14h00 :

Accueil par la CSNAF

   
14h15  Résultats de l'enquête du Crédoc sur les obsèques et les conséquences individuelles et collectives du deuil et analyse par Pascale Hébel, directrice du département consommation du Crédoc et Tanguy Châtel, sociologue
   
Pause  
   
15h30 :
Table ronde sur les effets psychiques, économiques et sociaux du deuil,
animée par Anne-Dauphine Julliand, journaliste, auteur de « Deux petits pas sur le sable mouillé ».
En présence de :

Christophe Fauré, psychiatre, auteur de « Vivre le deuil au jour le jour »

Claude Le Pen, économiste de la santé, professeur à l’Université Paris-Dauphine

Nathalie Vallet-Renart, présidente du cabinet de ressources humaines Aldhafera, cofondatrice et directrice d’ « Entreprise et Cancer 

François Michaud-Nérard, directeur des Services funéraires de la ville de Paris

   
   
   
17h30 : Conclusion par Damien Le Guay, philosophe, président du Comité national d’éthique du funéraire
   
18h00 : Fin des Assises

 

A propos de la CSNAF

 

La CSNAF, Chambre syndicale nationale de l’art funéraire, est un syndicat professionnel ayant pour vocation de réunir les industriels de tous les métiers du funéraire : cercueils, capitons, plaques, vases, fleurs, accessoires, monuments, urnes, caveaux, soins aux défunts et matériels de thanatopraxie, registres de condoléances, véhicules funéraires … et de mener ainsi une vaste réflexion commune. Son objectif est de valoriser les savoir-faire de ses adhérents et d’agir pour assurer la pérennité des métiers de l’art funéraire en France.

A ce titre, de nombreuses actions structurantes ont été conduites pour la filière : création du salon professionnel Funéraire Paris en 1987, mise en place d’un observatoire économique, réalisation d’études socio-culturelles confiées au Crédoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie, organisme spécialisé dans les études statistiques, économiques et sociales) et enfin communication grand public avec la création en 2013 d’un site internet d’information non marchand www.décès.info.fr

En initiant ces premières Assises du Funéraire, la CSNAF a souhaité créer un grand rendez-vous de réflexion quelques jours avant la Toussaint pour démontrer l’utilité de ses métiers et impulser une réflexion citoyenne large autour de la question du deuil, de sa place sociale, des besoins des familles et du soutien dont elles pourraient ou devraient bénéficier.

Si les effets psychiques du deuil sont assez bien documentés, les conséquences sociales et économiques pour les endeuillés et pour la société sont peu étudiées. Pour mieux comprendre, la CSNAF a demandé au Crédoc de réaliser une enquête de grande ampleur, inédite, sur les attentes profondes et la satisfaction des familles endeuillées ainsi que sur les conséquences globales du deuil pour la société française. D’où le titre de ces Assises : « Mieux accompagner le deuil : un enjeu majeur de la société française ».

Tournées vers la communication grand public, ces Assises ont pour ambition de mobiliser les professionnels et la presse sur le sujet de la mort, de faire réfléchir non seulement les professionnels du funéraire sur l’importance et la qualité de leur rôle social mais aussi l’ensemble de la société civile ainsi que les pouvoirs publics sur les enjeux globaux liés à la fin de vie, au décès et au deuil.

Nous souhaitons ainsi confirmer notre image d’une filière responsable, consciente de l’importance de son rôle social et économique, qui en débat ouvertement pour mieux servir les intérêts des familles et assurer la pérennité de nos métiers du funéraire en anticipant leur évolution.

Le Président,

Aubin de Magnienville

Personnalités et organismes ayant manifesté leur intérêt pour ces Assises

Liste non exhaustive

- Jean Leonetti, Philippe Gosselin, Anne-Dauphine Julliand, Dr. Christophe Fauré, Dr. Régis Aubry, Boris Cyrulnik, Marie de Hennezel, Philippe Pozzo di Borgo, Serge Guérin, Bertrand Vergely, Christophe André, Michèle Salamagne, Patrick Baudry, Claude Le Pen ...

- La fédération européenne Vivre son deuil, l’association française des aidants, l’espace de réflexion éthique d’Ile-de-France, la société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), le collectif interassociatif sur la santé d’Ile-de-France (CISS), la confédération des professionnels du funéraire et de la marbrerie (CPFM), la fondation des services funéraires de la ville de Paris, la fondation PFG, la fondation Diaconesses de Reuilly, l'association Empreintes VSD Ile-de-France, la fondation Bettencourt Schueller, la société de thanatologie, le Fonds pour les soins palliatifs, ASP fondatrice, Sifurep, La société française de psycho-oncologie (SFPO) ...